Archive pour la catégorie 'pour l’Espagne et l’Amérique latine'

Actes notariés espagnols en latin

Des recherches généalogiques pour un client m’ont obligé à demander de l’aide à un collaborateur espagnol ,historien diplômé.
Je dis obligé car ,comme vous le savez,je n’envisage toujours pas  après quatre années de métier de proposer à mes clients des devis honteusement onéreux comprenant des frais de déplacements ( essence et péages),d’hôtel,en plus des recherches et du temps de conduite.
Mon collaborateur habitant à quelques encablures du lieu d’investigations,le client a pu compter sur des recherches de qualité faites sans rien n’avoir à payer en dehors du temps de travail aux archives.
Obligé,disais-je,aussi car les registres paroissiaux ne permettant plus de remonter la généalogie du client,il a fallu consulter d’autres sources.

C’est ainsi que la consultation des archives notariales a permis de redonner vie aux ancêtres de mon client,tant les détails donnés par les notaires sur leurs vies et leurs familles étaient nombreux et précis  .
Le client a pu surtout apprécier l’aide que nous lui avons apportée car les actes notariaux ,datant des années 1715,étaient écrits en latin.Pas en catalan,langue habituellement utilisée dans la ville de Lérida à cette époque, ni en espagnol ,mais bien en latin ! un latin superbe,écrit en général avec une écriture soignée ( ce n’est pas toujours le cas),et totalement incompréhensible pour mon client qui,bien que pas né de la dernière pluie et ayant connu le latin de messe,ne pouvait rien comprendre aux documents.

Si vous ,lecteur,pensez qu’il n’est pas nécessaire et utile d’avoir recours à un généalogiste professionnel et à ses collaborateurs (s’il en a),puisse cet article vous convaincre du contraire.

Problème de datation dans un acte de sépulture

J’avais demandé l’acte de sépulture d’une personne décédée en 1897 .
Le curé de l’époque avait précisé que la défunte était décédée à l’âge de 90 ans et comme date de naissance il était indiqué « l’an 8 ? » ( avec un ?).

J’avais au départ compris que la défunte était née en l’an 8 du calendrier républicain.Mais sachant que l’an 8 correspond à 1800,grosso modo,il y aurait une erreur car la personne étant décédée en 1897 à l’âge de 90 ans ,cela fait une naissance approximative en 1807 et pas 1800.
J’ai ensuite pensé que le curé ,notant en 1897 (soit presque un siècle après la disparition du calendrier républicain) la sépulture d’une personne décédée , n’aurait pas noté comme année de naissance l’an 8 mais 1800. Quelle idée aurait-il eu de faire référence en 1897 au calendrier révolutionnaire ? d’autant qu’il s’agit d’un curé,et que lui et vous et moi savons ce que les révolutionnaires ont fait contre l’église et le clergé.
Enfin,j’ai vérifié : l’an 8 du calendrier révolutionnaire s’écrit An VIII , avec une majuscule à An et VIII en chiffres romains.

L’erreur que j’ai commise au départ est de ne pas avoir compris que le curé parlait de l’an 8 du siècle dans lequel il vivait ,et que donc « an 8 » équivalait à 1808. Et « an 8 ? », avec un point d’interrogation à la fin ,indiquait que le curé n’était pas certain de l’année de naissance.

 

Un généalogiste familial professionnel peut-il se tromper ?

Un généalogiste familial peut-il se tromper ? voici la question qu’un client m’a posée.
La réponse que je lui ai adressée est la fameuse locution latine : errare humanum est. Si vous n’avez pas fait de latin,je vous la traduis : l’erreur est humaine .
Et oui, tout être humain est susceptible de se tromper . N’importe qui peut se tromper,c’est comme ça.
Donc un généalogiste familial professionnel peut se tromper, tout comme vous cher lecteur .
En ce qui me concerne, je ferai tout ce que je peux  pour ne pas me tromper ,ce sera un honneur pour moi de tout faire pour satisfaire au mieux votre demande généalogique . 

Publié dans:pour l'Algérie française, pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 27 janvier, 2012 |Commentaires fermés

Un ancêtre indiano

Tout d’abord,qu’est-ce-qu’un indiano ? il s’agit d’un émigrant ou descendant d’émigrants espagnols,originaires en général de la Cantabrie ou de la Catalogne ,qui  ayant émigré vers l’Amérique motivé par l’appât du gain est retourné par la suite vivre sur sa terre natale.

Les recherches que je fais actuellement sur le village d’Arredondo ( Cantabrie) m’ont permis de découvrir un acte de baptême du 17 ème siècle dans lequel il est précisé que le père du baptisé est surnommé « l’indiano ». Mon client me demandant depuis des années de rechercher toutes les informations possibles et imaginables sur ses ancêtres,afin de les rendre les plus « vivants » possible  même des siècles après leurs morts ,je vais pouvoir consulter les archives concernant les indianos .

Sachez que si vous faites des recherches sur les indianos ,les archives existent et l’on peut trouver quantité d’informations sur eux.

 

 

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 17 décembre, 2011 |Commentaires fermés

Un ancêtre mort d’un coup de feu

Je viens de finir des recherches pour une cliente dont l’ancêtre est décédé en 1840 d’un coup de feu.
C’est ce que dit son acte de sépulture,dans la marge duquel est dessinée une tête de mort .
Mais comment est-il mort exactement ? l’acte ne le dit pas.Assassiné ? suicidé ? victime de sa maladresse en manipulant une arme ?

Quoi qu’il en soit,j’ai été très étonné de trouver cette indication du coup de feu car en général les actes de décès ou de sépultures n’indiquent pas les circonstances de la mort.

Publié dans:pour l'Algérie française, pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 12 décembre, 2011 |Commentaires fermés
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