Archive pour la catégorie 'pour l’Espagne et l’Amérique latine'

Généalogie et patronymes espagnols

Depuis quelques semaines,je fais des recherches généalogiques pour un client espagnol dont les ancêtres sont de Arredondo (Cantabrie).
Comme il m’a donné des dizaines de personnes à rechercher,sur plus de trois siècles,j’ai commandé les microfilms des Mormons pour pouvoir tranquillement faire les investigations.

Comme vous le savez sûrement,une personne espagnole porte le nom de son père suivi de celui de sa mère:par exemple,le poète Federico Garcia Lorca s’appelle comme ça parce que son père s’appelait Garcia et sa mère Lorca.
En consultant les bobines,j’ai vérifié que cette coutume est presque toujours respectée  mais j’ai constaté que le curé notait parfois les  patronymes de façon inexacte,probablement à cause du fait que les personnes qui lui donnaient les patronymes de chaque ancêtre (au moment d’enregistrer les baptêmes,mariages etc) lui en donnaient tant  qu’il en arrivait à tout confondre .
Peut-être aussi que les paroissiens eux-mêmes se trompaient en donnant les informations.
Il faut aussi prendre en compte ceci : jusqu’à la création de l’état civil en Espagne en 1871 ,l’ordre des patronymes n’était pas forcément d’abord celui du père,suivi de celui de la mère. Il est vrai qu’en général le nom parternel était utilisé en premier, mais dans la pratique il pouvait y avoir beaucoup d’exceptions,selon les coutumes ,les régions ,les époques, l’intérêt para rapport aux héritages  ou une décision personnelle: on pouvait,par exemple,utiliser uniquement le nom de la mère  -particulièrement chez les filles ,mais pas seulement- ou d’une grand-mère maternelle,ou mettre d’abord le nom de la mère suivi de celui du père ,ou créer un nom composé.

Ce qui complique considérablement les recherches et implique des vérifications multiples afin de découvrir quel est le nom exact du père et de la mère de chaque individu.

Sachez donc que ce problème de la transcription des patronymes espagnols existe ,souvent dans les registres de catholicité et beaucoup moins dans ceux de l’état civil ,et qu’il vaut peut-être mieux confier ses recherches à un professionnel habitué à cette gymnastique , afin de ne pas récupérer un arbre truffé d’erreurs.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 6 août, 2009 |Commentaires fermés

La confiance entre le généalogiste professionnel et le client

Début 2009,j’ai demandé à un curé espagnol des actes de baptêmes pour un client.
Les deux demandes ont eu lieu à quelques semaines d’intervalle,puis en m’envoyant les actes la deuxième fois le curé m’a demandé de ne plus lui demander de faire des recherches avant début 2010:c’est à ce moment là qu’il devrait y avoir un nouveau curé,peut-être plus disponible,et l’actuel m’avait dit avoir fait suffisamment d’efforts et qu’il fallait maintenant le laisser tranquille.

Ayant averti mon client du souhait du curé, je lui ai proposé de faire faire des recherches dans les archives notariales par une collègue historienne sur place ,et conseillé avec insistance d’attendre 2010 pour à nouveau demander des actes de baptêmes.
Mon client n’ayant pas la patience d’attendre (peut-on se croire généalogiste si l’on n’a pas de patience ? ) ,il a préféré de son côté écrire au curé pour lui demander de nouveaux actes et donc ne pas prendre en compte ses désirs et mes conseils.
Il faut savoir qu’un curé qui ne souhaite plus vous aider est un être humain,comme n’importe quel généalogiste ou individu, qui a le droit d’avoir une opinion et qu’il faut respecter.
Un curé que l’on ne respecte pas est une personne qui a le droit de se braquer,de se défendre,et qui parfois décide de ne plus répondre aux demandes généalogiques d’où qu’elles viennent,d’amateurs comme de professionnels.
Et c’est alors tout le monde qui paie pour l’attitude irrespectueuse de certains.

J’ai donc décidé de ne plus aider mon client jusqu’à début 2010,car ce dernier n’avait pas pris selon moi une décision raisonnable et parce que la confiance entre le généalogiste professionnel et le client est une condition sine qua non .

Recherches généalogiques et ADN

Voici un domaine d’investigations qui semble intéresser beaucoup de gens depuis quelques années.

Un client,qui pense être un descendant de Christophe Colomb,m’a demandé de faire des recherches afin de savoir si oui ou non la comparaison entre son ADN et celui du navigateur est possible.
Des investigations intéressantes,qui m’auront permis de dialoguer (rapidement,car leur temps est précieux )avec de grands professeurs espagnols spécialistes de génétique,entre autres Don José Antonio Lorente Acosta,de l’université de Grenade,qui a travaillé à partir des ossements de Colomb pour analiser son ADN.

Vos ancêtres et la presse locale espagnole

Vous pouvez tout à fait trouver trace de vos ancêtres dans la presse locale espagnole, que l’on trouve en ligne sur Internet.Elle vous donnera assurément des renseignements sur vos ancêtres aux 19 ème et 20 ème siècles,en rapport bien évidemment avec la société, la culture ,la géographie , la vie politique etc
Mais aussi généalogiques:on trouve parfois les recensements de population (padrones),et les faits divers relatés peuvent très bien parler nomément de vos ancêtres et de leurs familles.

Si donc vous vous intéressez à la vie qu’ont menée en Espagne vos ancêtres,il me paraît plus que nécessaire de consulter la presse locale disponible des lieux qu’ils ont habités .
Comme elle est en espagnol et que vous ne le comprenez peut-être pas ,je suis à votre disposition pour faire des recherches.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 30 mai, 2009 |Commentaires fermés

Actes notariaux en Espagne

Un client m’avait demandé de tout faire pour obtenir l’acte d’un baptême ayant eu lieu vers 1784 dans une localité du sud de l’Espagne.
Le curé étant très peu coopératif et comme il n’y avait aucun autre moyen d’obtenir l’acte de baptême (qui n’existe d’ailleurs peut-être pas ),j’ai dû chercher une autre solution.

C’est alors que j’ai eu recours aux actes notariaux,dans lesquels pouvaient très bien se trouver des renseignements concernant les ancêtres de mon client.
Afin d’éviter une note salée pour mon client (voyage aller-retour,frais d’hôtel et de repas ),et ayant aussi pour raisons personnelles écarté l’idée pour l’instant d’aller en Espagne pour faire des recherches pour mes clients ,j’ai cherché un correspondant sur place susceptible de faire les investigations.
J’ai ainsi trouvé une historienne,spécialiste de l’histoire locale,qui est allée aux archives provinciales (départementales ) et a cherché tous les « protocolos notariales » (actes notariaux ) du 18 ème siècle dans lesquels était mentionné le patronyme des ancêtres de mon client.
Comme le nom de famille est rare,la recherche en fut facilitée.
C’est ainsi que ma collaboratrice a trouvé des actes de ventes,des testaments,des décisions de tutelles,des pouvoirs,beaucoup de documents concernant des personnes faisant forcément partie,de près ou de loin,à  la famille des ancêtres de mon client.
Ces documents ont permis d’obtenir bien des renseignements,beaucoup plus nombreux et intéressants que ceux qu’aurait pu nous donner l’unique et simple acte de baptême suscité .

Vous voyez:il n’y a pas en généalogie que les archives paroissiales ou  d’état civil,il y a d’autres sources généalogiques qui peuvent vous aider dont les actes notariaux.
A noter que certaines institutions espagnoles ont mis en ligne leurs archives notariales,difficiles à déchiffrer selon l’époque et que je peux vous transcrire et traduire puisque je suis paléographe.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 29 avril, 2009 |Commentaires fermés
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