Archive pour la catégorie 'pour l’Espagne et l’Amérique latine'

De l’importance de donner tous les renseignements au généalogiste professionnel

Depuis que je suis généalogiste professionnel,j’ai constaté que quelques uns de mes clients (peu,heureusement )m’avaient demandé de faire des recherches et ne m’avaient pas donné toutes les informations dont ils disposaient.

Je pense par exemple à ce monsieur qui me disait ne rien savoir sur ses grands-parents,rien du tout,et qui quelques jours après m’envoyait l’acte de décès de son père qui indiquait l’identité des parents de celui-ci.
Un généalogiste professionnel est quelqu’un qui va bien entendu s’intéresser de près à la famille du client,et il est donc compréhensible que certains ne veuillent pas trop en dire au départ,ou aient des secrets de famille qu’ils ne veulent pas dévoiler tout de suite,ou ne veuillent pas que les renseignements qu’ils donnent soient un jour rendus publics etc
Et il y a ceux qui simplement oublient de donner tel renseignement.
Je voudrais rappeler que le généalogiste professionnel est tenu au secret professionnel,et qu’il ne donnera les informations qu’on lui donne qu’aux organismes ,institutions etc auxquels il doit s’adresser pour progresser dans les recherches.Il y est bien obligé.
En outre,le temps que consacrera le professionnel à trouver des renseignements que le client possède déjà sera du temps payé par le client pour rien.

Pour conclure,si vous vous adressez à moi pour vos recherches,je vous demanderais de me dire tout ce que vous savez,y compris les petits détails qui peuvent vous sembler sans importance et qui peuvent s’avérer capitaux.

 

Un acte de naissance (ou de baptême ) est-il une preuve ?

Un client m’avait fourni tous les renseignements et documents qu’une association de bénévoles lui avait trouvés concernant ses   ancêtres ,et m’avait contacté car il était bloqué.
Si l’on regardait l’arbre généalogique ainsi obtenu par les amateurs,tout semblait limpide,logique,et l’on pouvait ma foi s’en contenter tant le tout paraissait irréfutable.

En étudiant d’un peu plus près les renseignements,je fis une petite recherche concernant un ancêtre car quelques dates me paraissaient légèrement improbables :l’acte de naissance indiquait bien entendu ses nom et prénom,mais je découvris qu’il portait les mêmes qu’une autre personne, née à quelques années d’intervalle dans le même secteur. 
Quel était donc l’ancêtre de mon client ?celui trouvé par les amateurs ,ou le mien?
Après quelques recherches dans certaines archives (que les amateurs ne consultent presque jamais,d’ailleurs ),je découvris que l’ancêtre de mon client était celui que j’avais trouvé ,et pas un autre!
C’était toute une partie de son arbre qui n’était plus la sienne,et tout un travail à refaire,de bon coeur bien entendu.
 
Un acte de naissance (ou de baptême ) seul n’est donc pas forcément une preuve,le professionnel s’en souvient à coup sûr.
 

Généalogie et patronymes espagnols

Depuis quelques semaines,je fais des recherches généalogiques pour un client espagnol dont les ancêtres sont de Arredondo (Cantabrie).
Comme il m’a donné des dizaines de personnes à rechercher,sur plus de trois siècles,j’ai commandé les microfilms des Mormons pour pouvoir tranquillement faire les investigations.

Comme vous le savez sûrement,une personne espagnole porte le nom de son père suivi de celui de sa mère:par exemple,le poète Federico Garcia Lorca s’appelle comme ça parce que son père s’appelait Garcia et sa mère Lorca.
En consultant les bobines,j’ai vérifié que cette coutume est presque toujours respectée  mais j’ai constaté que le curé notait parfois les  patronymes de façon inexacte,probablement à cause du fait que les personnes qui lui donnaient les patronymes de chaque ancêtre (au moment d’enregistrer les baptêmes,mariages etc) lui en donnaient tant  qu’il en arrivait à tout confondre .
Peut-être aussi que les paroissiens eux-mêmes se trompaient en donnant les informations.
Il faut aussi prendre en compte ceci : jusqu’à la création de l’état civil en Espagne en 1871 ,l’ordre des patronymes n’était pas forcément d’abord celui du père,suivi de celui de la mère. Il est vrai qu’en général le nom parternel était utilisé en premier, mais dans la pratique il pouvait y avoir beaucoup d’exceptions,selon les coutumes ,les régions ,les époques, l’intérêt para rapport aux héritages  ou une décision personnelle: on pouvait,par exemple,utiliser uniquement le nom de la mère  -particulièrement chez les filles ,mais pas seulement- ou d’une grand-mère maternelle,ou mettre d’abord le nom de la mère suivi de celui du père ,ou créer un nom composé.

Ce qui complique considérablement les recherches et implique des vérifications multiples afin de découvrir quel est le nom exact du père et de la mère de chaque individu.

Sachez donc que ce problème de la transcription des patronymes espagnols existe ,souvent dans les registres de catholicité et beaucoup moins dans ceux de l’état civil ,et qu’il vaut peut-être mieux confier ses recherches à un professionnel habitué à cette gymnastique , afin de ne pas récupérer un arbre truffé d’erreurs.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 6 août, 2009 |Commentaires fermés

La confiance entre le généalogiste professionnel et le client

Début 2009,j’ai demandé à un curé espagnol des actes de baptêmes pour un client.
Les deux demandes ont eu lieu à quelques semaines d’intervalle,puis en m’envoyant les actes la deuxième fois le curé m’a demandé de ne plus lui demander de faire des recherches avant début 2010:c’est à ce moment là qu’il devrait y avoir un nouveau curé,peut-être plus disponible,et l’actuel m’avait dit avoir fait suffisamment d’efforts et qu’il fallait maintenant le laisser tranquille.

Ayant averti mon client du souhait du curé, je lui ai proposé de faire faire des recherches dans les archives notariales par une collègue historienne sur place ,et conseillé avec insistance d’attendre 2010 pour à nouveau demander des actes de baptêmes.
Mon client n’ayant pas la patience d’attendre (peut-on se croire généalogiste si l’on n’a pas de patience ? ) ,il a préféré de son côté écrire au curé pour lui demander de nouveaux actes et donc ne pas prendre en compte ses désirs et mes conseils.
Il faut savoir qu’un curé qui ne souhaite plus vous aider est un être humain,comme n’importe quel généalogiste ou individu, qui a le droit d’avoir une opinion et qu’il faut respecter.
Un curé que l’on ne respecte pas est une personne qui a le droit de se braquer,de se défendre,et qui parfois décide de ne plus répondre aux demandes généalogiques d’où qu’elles viennent,d’amateurs comme de professionnels.
Et c’est alors tout le monde qui paie pour l’attitude irrespectueuse de certains.

J’ai donc décidé de ne plus aider mon client jusqu’à début 2010,car ce dernier n’avait pas pris selon moi une décision raisonnable et parce que la confiance entre le généalogiste professionnel et le client est une condition sine qua non .

Recherches généalogiques et ADN

Voici un domaine d’investigations qui semble intéresser beaucoup de gens depuis quelques années.

Un client,qui pense être un descendant de Christophe Colomb,m’a demandé de faire des recherches afin de savoir si oui ou non la comparaison entre son ADN et celui du navigateur est possible.
Des investigations intéressantes,qui m’auront permis de dialoguer (rapidement,car leur temps est précieux )avec de grands professeurs espagnols spécialistes de génétique,entre autres Don José Antonio Lorente Acosta,de l’université de Grenade,qui a travaillé à partir des ossements de Colomb pour analiser son ADN.

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