Archive pour la catégorie 'pour l’Espagne et l’Amérique latine'

Registres catholiques disparus et archives notariales.

Je viens de finir des recherches dans une localité andalouse,dont les archives catholiques anciennes ont disparu.C’est la conclusion à laquelle je suis arrivé après de sérieuses vérifications.De quelle localité s’agit-il ? de Pechina.Peut-être jugerez-vous inutile de poursuivre la lecture de cet article,si vos ancêtres ne sont pas de Pechina ? vous aurez tort,car ce que je vais dire maintenant est valable pour n’importe quelle localité .

L’ancêtre de ma cliente est né environ en 1793,probablement à Pechina.En effet,d’autres documents français disent qu’il est né à Almeria.Je connais son prénom (José) ,ses deux noms (père et mère),et les prénoms de ses parents .Devais-je arrêter les recherches ? puisque ne pouvant obtenir son acte de baptême, les recherches s’annonçaient sérieusement compromises.Il est vrai que ce n’est jamais une bonne nouvelle d’apprendre que les archives catholiques de la localité de naissance d’un ancêtre ont disparu.Et pourtant,il existe des archives (dont j’ai plus d’une fois parlé sur mon site) tout à fait susceptibles de fournir des informations sur nos ancêtres ,et que l’on ne trouve presque jamais sur Internet :les archives notariales.
N’ayant pas trouvé ,sur Internet ni ailleurs, de trace de José et ses parents sur Almeria et Pechina vers 1795,j’ai eu recours aux archives notariales de Pechina et Almeria.
Elles ont été consultées in situ minutieusement ,pendant dix heures ,et la trace du père de José a très probablement été trouvée sur Pechina.Des archives soit dit en passant parfois difficiles à déchiffrer,mais qui ont permis de progresser.En général des archives notariales que bien des généalogistes amateurs ne savent pas localiser en Espagne et que ,je le répète,il faut consulter ou faire consulter sur place.

Ma conclusion est ,une fois de plus,que les archives notariales peuvent vous aider et que tout ne se trouve pas sur Internet.Loin s’en faut ! des millions et millions d’actes notariés du monde entier ne sont pas Internet,et ne le seront peut-être jamais .Qui sait ? 

Publié dans:MES REFLEXIONS GENEALOGIQUES ET HISTORIQUES, pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 12 janvier, 2019 |Commentaires fermés

La généalogie professionnelle,c’est du sérieux !

Et oui ,c’est du sérieux ! j’en veux pour illustration ces recherches que je viens de réaliser en Aragon.
Une région où beaucoup d’archives ont disparu pendant la Guerre civile 1936/1939.Les gens ayant des ancêtres aragonais sont d’ailleurs souvent désemparés quand ils sont bloqués dans leurs généalogies.
Un client m’a demandé de lui adresser un devis pour qu’un collaborateur aragonais aille chercher un acte de baptême dans une paroisse:en effet,le curé de ladite paroisse avait répondu au client qu’il ne faisait pas de recherches généalogiques pour les particuliers,et que si le client voulait l’acte de baptême de son ancêtre (de 1860,environ) il fallait venir le chercher à la paroisse.
La réponse du curé ayant suffi à mon client ,tout de go il décida de me contacter car il vivait loin de l’Aragon et ne voulait pas engager autant de frais juste pour aller chercher un acte.
Que fallait-il donc faire ? que je lui envoie le devis (pas forcément bon marché, car il y avait quelques frais de déplacement),qu’il accepte ou non le devis …et c’est tout ? on s’arrête là ?
Il n’était pas venu à l’esprit du client de se demander si véritablement les registres de baptême se trouvaient bien à la paroisse.Les généalogistes amateurs agissent souvent de la sorte,ils ne vérifient pas ce qu’on leur dit et n’approfondissent tout simplement pas leurs recherches.
Après de sérieuses vérifications,j’avais découvert que les registres de baptême des années 1860 n’étaient pas à la paroisse mais conservées ailleurs.Le curé n’avait même pas vérifié si le registre concerné était dans sa paroisse ou pas.
Heureusement que je n’ai pas proposé un devis au client,le collaborateur serait allé à la paroisse ,n’aurait pas trouvé l’acte de baptême et mon client aurait tout simplement gaspillé son argent pour rien.

Je l’affirme donc:la généalogie professionnelle,croyez-moi,c’est du sérieux.Plus le temps passe (je suis professionnel depuis dix ans),plus je m’en rends compte.

Recherches généalogiques impossibles ?

Un client espagnol m’avait demandé de faire des recherche généalogiques concernant ses ancêtres originaires de Montejaque (Málaga).
Montejaque est une petite localité andalouse,et j’ai rapidement découvert que l’état civil et les archives catholiques du lieu et antérieures à 1937 ont disparu à tout jamais.
Après vérification,il est apparu que la Guerre civile espagnole 36/39 en est la cause.

Les recherches étaient ,il faut bien le reconnaître,compromises puisque l’état civil et les archives catholiques restent des sources archivistiques incontournables .Sans elles,les progrès étaient à priori très difficiles .Très difficiles ?oui,mais pas impossibles ! dans beaucoup de forums généalogiques,les amateurs laissent souvent des messages désespérants disant que ,sans les archives catholiques ou d’état civil,tout est fichu.
J’ai travaillé quelques heures et ,concernant Montejaque,j’ai découvert quelques archives très intéressantes qui ont apporté de précieuses informations .

D’autre part,j’ai toujours gardé à l’esprit qu’ un ancêtre né à Montejaque pouvait très bien avoir des parents et aïeux originaires d’autres localités,lesquelles ont très bien pu au fil du temps et malgré les guerres (ou autres événements) conserver leurs archives catholiques.

Conclusion:en généalogie,il est rare de ne pas pouvoir progresser.Montejaque en est un exemple,et il y en a beaucoup d’autres.Quand l’amateur n’y arrive plus,le généalogiste professionnel peut très bien être la solution.
 

Ancêtres gitans espagnols.

Je viens de finir des recherches  pour un client dont les ancêtres sont gitans espagnols.
N’ayant pas accès aux archives catholiques depuis mon domicile,j’ai demandé à ma collaboratrice andalouse et historienne de les consulter pour nous sur place.
Comme je suis le généalogiste professionnel,et qu’elle ne l’est pas,je lui ai indiqué les actes à rechercher et les démarches à entreprendre……..et elle s’est une fois de plus très bien débrouillée .Elle est allée à deux endroits pour consulter les registres,dans l’un elle a eu le droit de prendre des photos et dans l’autre non.Le premier endroit était un diocèse,le deuxième la paroisse.
Il se trouve qu’elle est une amie de l’archiviste de la paroisse,elle a donc été accueillie les bras ouverts et a pu librement travailler.
Les recherches ont été faciles car les actes souhaités figuraient bien dans les registres,étaient aisément déchiffrables et mon client a ainsi pu découvrir de nombreux ancêtres,tous gitans et tous nés en des lieux différents car ils étaient itinérants.

Si mon  client avait dû se rendre en Andalousie  pour consulter les archives,cela lui aurait coûté probablement assez cher (avion ou voiture ou train, repas,nuit à l’hôtel etc).Grâce à notre aide,il a obtenu beaucoup de résultats,des photos,le tout pour un devis « bon marché ».
Cela faisait des années et des années qu’il était bloqué dans ses recherches,n’avait aucun réponse à ses demandes ,le voici maintenant heureux.
Il était bloqué,je peux le dire maintenant,car comme beaucoup d’amateurs il n’avait pas contacté les bons interlocuteurs.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 18 mai, 2018 |Commentaires fermés

Quand la réflexion d’un généalogiste amateur laisse à désirer.

Un généalogiste amateur m’a contacté par téléphone pour me poser des questions concernant mes prestations généalogiques en Espagne.

J’ai souhaité rédiger ce petit billet parce que ce que j’ai entendu n’est vraiment pas à la hauteur de la réalité et parce que ,si vous pensez comme cette personne ,je vais tenter de vous convaincre que vous avez tort.
Ce monsieur,une fois en Espagne,avait demandé à un curé de lui rédiger un certificat de baptême de son ancêtre.
Selon ce monsieur,il n’est pas normal que la paroisse n’ait pas à ce jour numérisé et mis en ligne ses archives.Je peux comprendre l’opinion du monsieur,il est tellement agréable de consulter librement et en ligne les archives qui nous intéressent.Mais croit-il (et croyez-vous ?) que numériser des registres se fait en claquant des doigts ? et bien non,il faut du personnel qui accepte de le faire (bénévolement,en général ).Il faut ensuite s’appliquer dans la prise de photos,prendre énormément de photos,choisir celles qui sont les plus nettes, tout ça prend énormément de temps.Mais surtout,il m’a fallu informer ce monsieur que les archives d’une paroisse sont privées.Et si un curé,et le diocèse dont il dépend,ne veulent pas retrouver en ligne sur Internet des archives qui appartiennent à l’Eglise,c’est leur droit et ils ont bien raison selon moi de ne pas céder à la pression toujours grandissante des généalogistes.
Le monsieur prenait l’exemple des Archives départementales qui,en France, sont pour la plupart en ligne.Mais les archives en question sont publiques,elles appartiennent à tout le monde et sont en grande partie librement accessibles sur le Net.Mais l’acte de baptême de son ancêtre appartient à son ancêtre,me rétorqua le monsieur ? pas du tout !l’acte de baptême de son ancêtre appartient à la paroisse,et donc à l’Eglise.La paroisse est libre de faire ce qu’elle veut,notamment de faire payer la personne .Ce que le curé en question a fait .Mais, ô scandale ! le curé a demandé 7 euros pour le certificat,une somme énorme selon le monsieur.De qui se moque-t-on ? avec sept euros,vous achetez votre pain pendant deux ou trois jours,et une fois dans le ventre le pain n’existe plus .Le certificat de baptême à 7 euros,lui,restera dans la famille du monsieur pendant une,deux,trois générations…. voir bien plus ! 7 euros pour un acte ,c’est une somme dérisoire !

Et un curé qui fait payer un acte de baptême,c’est un curé qui doit trouver des moyens pour payer l’électricité les jours de messe,le chauffage de l’église en hiver…autant de frais que seuls les fidèles de la paroisses paient car,ne l’oublions pas,l’Eglise vit des dons privés de ses fidèles,notamment avec les quêtes dominicales.
Enfin,autre scandale selon le monsieur:le curé avait une photocopieuse et pouvait, selon lui, simplement photocopier l’original.Oui,mais le curé ,comme l’immense majorité des curés,ne souhaitait pas manipuler sur la photocopieuse le registre et prendre le risque ainsi de l’abîmer.Raison tout à fait valable,selon moi,même si vous pouvez y voir plus un prétexte qu’autre chose.Enfin,cerise sur le gâteau,le client avait demandé au curé la possibilité de photographier l’original : refus du curé (probablement excédé par les remarques du généalogiste).Encore une fois,je le redis,les registres catholiques sont privés et appartiennent à l’Eglise et le curé a le droit d’accepter ou non la prise de photos.En général,les curés espagnols n’autorisent pas la prise de photos,et c’est leur droit :certains vous disent que le flash abîme l’original,d’autres qu’ils ne souhaitent pas voir circuler librement sur le Net la photo,d’autres vous disent que le diocèse l’interdit etc
Mais aux Archives départementales françaises la prise de photos est libre et gratuite,selon le monsieur ! c’est tout à fait exact,mais ces archives sont publiques et appartiennent à tout le monde.


Si comme ce monsieur,vous avez jusqu’à présent eu les mêmes réfléxions et conclusions,je vous suggère d’y réfléchir.Et si vous n’êtes pas convaincu par mes démonstrations,c’est votre droit !

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 17 mars, 2018 |Commentaires fermés
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