Archive pour la catégorie 'pour l’Espagne et l’Amérique latine'

La généalogie est une affaire de PATIENCE.

C’est exprès que j’écris en capitales d’imprimerie le mot « patience » dans le titre..
J’ai reçu aujourd’hui,9 avril 2019,un acte de mariage que j’avais demandé à l’état civil de Barcelone le 6 décembre 2018.Faites le calcul ,cela fait quatre mois ! quatre mois à attendre un acte qui est finalement arrivé.Un peu tard certes,d’autant que mon client n’est pas du genre patient,mais il est arrivé.Un acte superbe,plein d’informations,une récompense pour beaucoup de patience.
Si vous êtes généalogiste pressé,rappelez-vous que tout vient à point à qui sait attendre.Et si vous êtes vraiment pressé,la généalogie n’est peut-être pas faite pour vous.

Recherche d’un père inconnu.

Je viens de finir des recherches pour un client ,qui était à la recherche de son père qu’il n’avait jamais connu.Au départ,j’avais un prénom,un nom et une date de naissance précise.Mais pas le lieu de naissance précis en Espagne.J’avais peu de chance de retrouver la trace d’un père encore vivant,car il aurait aujourd’hui environ 100 ans.Pas impossible,certes,mais peu probable.
J’avoue être particulièrement content (et même fier,je n’ai pas peur de le dire) des résultats,puisque j’ai retrouvé le lieu de naissance précis,la confirmation de la date de naissance,les dates et lieu de décès,le lieu d’incinération et d’inhumation.Et des informations comme quoi il était marié,et même son adresse précise à sa mort.
Un travail de fourmi,très méthodique,et la consultation de sites la plupart du temps inconnus des amateurs à la recherche de leurs ancêtres espagnols.

J’ai écrit ces quelques lignes simplement pour affirmer que les recherches à priori les plus difficiles peuvent donner de très bons résultats,mais il faut au départ une très bonne méthode et bien entendu une réflexion irréprochable. Les archives ,même en ligne sur Internet,seules ne suffisent pas.

 

 

De la tombe à l’ossuaire.

Tel est le parcours de défunts dont les concessions au cimetière n’ont pas été renouvelées par la famille.Je viens de finir des recherches pour un cousin,qui me demandait de rechercher la tombe de son ancêtre pieds-noirs.
Après avoir retrouvé le cimetière où il fut enterré,j’ai découvert qu’en 2000 la mairie avait repris le terrain occupé par la concession et que les ossements furent déposés dans l’ossuaire, dans lequel ils resteront pour toujours (c’est la loi).
La gardienne du cimetière m’a expliqué que toutes les reprises administratives vont obligatoirement dans un ossuaire ,qui est anonyme, pas de gravure sur la stèle.
Le cousin fut très attristé de découvrir que la tombe n’existait plus, mais je pus découvrir aussi que ce n’était peut-être pas une volonté de la famille .Quelques explications : quand une concession arrive à échéance,le cimetière ou la mairie cherche à contacter la famille.La personne contactée en priorité est la dernière personne à avoir renouvelé la concession,laquelle 15 ans ou 30 ans après (en prenant des exemples de durées de renouvellement) peut ne plus habiter au même endroit,avoir changé de numéro de téléphone,être décédée etc…
Sont alors contactées les autres personnes mentionnées (s’il y en a) dans l’historique des renouvellements de la concession. Recherches facilitées grandement de nos jours par l’informatique .En l’occurrence,personne de la famille du défunt n’ayant pu être contactée,et  la famille n’ayant pas manifesté le souhait de renouveler la concession,le terrain fut récupéré en 2000 par la mairie.

Un vrai abandon de tombe serait si la mairie contacte la famille et celle-ci dit ne pas vouloir renouveler la concession.

Publié dans:pour l'Algérie française, pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 31 janvier, 2019 |Commentaires fermés

Registres catholiques disparus et archives notariales.

Je viens de finir des recherches dans une localité andalouse,dont les archives catholiques anciennes ont disparu.C’est la conclusion à laquelle je suis arrivé après de sérieuses vérifications.De quelle localité s’agit-il ? de Pechina.Peut-être jugerez-vous inutile de poursuivre la lecture de cet article,si vos ancêtres ne sont pas de Pechina ? vous aurez tort,car ce que je vais dire maintenant est valable pour n’importe quelle localité .

L’ancêtre de ma cliente est né environ en 1793,probablement à Pechina.En effet,d’autres documents français disent qu’il est né à Almeria.Je connais son prénom (José) ,ses deux noms (père et mère),et les prénoms de ses parents .Devais-je arrêter les recherches ? puisque ne pouvant obtenir son acte de baptême, les recherches s’annonçaient sérieusement compromises.Il est vrai que ce n’est jamais une bonne nouvelle d’apprendre que les archives catholiques de la localité de naissance d’un ancêtre ont disparu.Et pourtant,il existe des archives (dont j’ai plus d’une fois parlé sur mon site) tout à fait susceptibles de fournir des informations sur nos ancêtres ,et que l’on ne trouve presque jamais sur Internet :les archives notariales.
N’ayant pas trouvé ,sur Internet ni ailleurs, de trace de José et ses parents sur Almeria et Pechina vers 1795,j’ai eu recours aux archives notariales de Pechina et Almeria.
Elles ont été consultées in situ minutieusement ,pendant dix heures ,et la trace du père de José a très probablement été trouvée sur Pechina.Des archives soit dit en passant parfois difficiles à déchiffrer,mais qui ont permis de progresser.En général des archives notariales que bien des généalogistes amateurs ne savent pas localiser en Espagne et que ,je le répète,il faut consulter ou faire consulter sur place.

Ma conclusion est ,une fois de plus,que les archives notariales peuvent vous aider et que tout ne se trouve pas sur Internet.Loin s’en faut ! des millions et millions d’actes notariés du monde entier ne sont pas Internet,et ne le seront peut-être jamais .Qui sait ? 

Publié dans:MES REFLEXIONS GENEALOGIQUES ET HISTORIQUES, pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 12 janvier, 2019 |Commentaires fermés

La généalogie professionnelle,c’est du sérieux !

Et oui ,c’est du sérieux ! j’en veux pour illustration ces recherches que je viens de réaliser en Aragon.
Une région où beaucoup d’archives ont disparu pendant la Guerre civile 1936/1939.Les gens ayant des ancêtres aragonais sont d’ailleurs souvent désemparés quand ils sont bloqués dans leurs généalogies.
Un client m’a demandé de lui adresser un devis pour qu’un collaborateur aragonais aille chercher un acte de baptême dans une paroisse:en effet,le curé de ladite paroisse avait répondu au client qu’il ne faisait pas de recherches généalogiques pour les particuliers,et que si le client voulait l’acte de baptême de son ancêtre (de 1860,environ) il fallait venir le chercher à la paroisse.
La réponse du curé ayant suffi à mon client ,tout de go il décida de me contacter car il vivait loin de l’Aragon et ne voulait pas engager autant de frais juste pour aller chercher un acte.
Que fallait-il donc faire ? que je lui envoie le devis (pas forcément bon marché, car il y avait quelques frais de déplacement),qu’il accepte ou non le devis …et c’est tout ? on s’arrête là ?
Il n’était pas venu à l’esprit du client de se demander si véritablement les registres de baptême se trouvaient bien à la paroisse.Les généalogistes amateurs agissent souvent de la sorte,ils ne vérifient pas ce qu’on leur dit et n’approfondissent tout simplement pas leurs recherches.
Après de sérieuses vérifications,j’avais découvert que les registres de baptême des années 1860 n’étaient pas à la paroisse mais conservées ailleurs.Le curé n’avait même pas vérifié si le registre concerné était dans sa paroisse ou pas.
Heureusement que je n’ai pas proposé un devis au client,le collaborateur serait allé à la paroisse ,n’aurait pas trouvé l’acte de baptême et mon client aurait tout simplement gaspillé son argent pour rien.

Je l’affirme donc:la généalogie professionnelle,croyez-moi,c’est du sérieux.Plus le temps passe (je suis professionnel depuis dix ans),plus je m’en rends compte.

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