Archive pour la catégorie 'pour l’Algérie française'

De la psychogénéalogie

De quoi s’agit-il ,tout d’abord ? selon Wikipedia « , la psychogénéalogie est une théorie selon laquelle les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d’un sujet conditionneraient ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables « .

Je n’ai pas d’opinion arrêtée sur la psychogénéalogie ,peu importe d’ailleurs .L’important pour moi est que parfois des personnes, conseillées par leurs psychothérapeutes,me confient des recherches.Les difficultés rencontrées par ces personnes sont souvent  si grandes ,au quotidien,que je prends très au sérieux (comme toujours !) les investigations qu’ils me demandent d’effectuer.  Des recherches pas forcément compliquées ,d’ailleurs,mais les résultats eux sont pour ces clients d’une importance capitale.

De l’importance du rapport généalogique

A chaque fois que je fais des recherches pour un client ,je rédige en même temps un rapport dans lequel je décris les investigations et démarches entreprises ainsi que les résultats obtenus.
La rédaction de ce rapport prend en général une heure,souvent plus et rarement moins.Je prends la moyenne et facture donc toujours une heure de travail pour la rédaction du rapport.

Il m’arrive parfois que le client me demande de ne pas rédiger ce rapport,afin qu’il puisse faire une économie d’argent (c’est du moins la raison principale invoquée) et parce qu’il veut avant tout qu’on lui communique rapidement les résultats. 

Les temps sont durs, c’est certain,et je comprends parfaitement qu’un client veuille économiser de l’argent et payer le moins possible . Et je comprends aussi que pour lui puisse compter avant tout la communication rapide des résultats  (on a le droit de ne pas aimer la lecture, je suis d’accord).
Cependant, je ne peux pas accepter la demande du client de ne pas rédiger un rapport,car celui-ci  est un élément très important : en effet,quand les recherches ont été fructueuses, le client veut prendre vite connaissance des résultats. Souvent,peu importe pour lui quelles recherches ont été effectuées,comment,pourquoi,dans quel but etc le rapport est souvent pour lui superflu. Par contre ,si les recherches ont été peu ou pas fructueuses,le client est souvent déçu et veut alors savoir  pourquoi il n’y a pas de résultats.C’est alors que le rapport est nécessaire,car il décrit les recherches entreprises,dit pourquoi elles ont été faites,et le client peut alors se rendre compte au final si le travail a été effectué correctement.Le rapport doit pouvoir convaincre le client que les recherches faites étaient nécessaires, pertinentes,utiles,et que le généalogiste est irréprochable.Le rapport est la garantie pour le client qu’il pourra vérifier le savoir-faire du généalogiste et que le travail a bel et bien été effectué. En outre,un rapport est souvent truffé d’astuces et de conseils,bien utiles au client s’il veut poursuivre seul les recherches.

C’est la raison pour laquelle je rédige toujours un rapport généalogique,et que le client a donc forcément au moins une heure de travail à régler. 

Actes notariés espagnols en latin

Des recherches généalogiques pour un client m’ont obligé à demander de l’aide à un collaborateur espagnol ,historien diplômé.
Je dis obligé car ,comme vous le savez,je n’envisage toujours pas  après quatre années de métier de proposer à mes clients des devis honteusement onéreux comprenant des frais de déplacements ( essence et péages),d’hôtel,en plus des recherches et du temps de conduite.
Mon collaborateur habitant à quelques encablures du lieu d’investigations,le client a pu compter sur des recherches de qualité faites sans rien n’avoir à payer en dehors du temps de travail aux archives.
Obligé,disais-je,aussi car les registres paroissiaux ne permettant plus de remonter la généalogie du client,il a fallu consulter d’autres sources.

C’est ainsi que la consultation des archives notariales a permis de redonner vie aux ancêtres de mon client,tant les détails donnés par les notaires sur leurs vies et leurs familles étaient nombreux et précis  .
Le client a pu surtout apprécier l’aide que nous lui avons apportée car les actes notariaux ,datant des années 1715,étaient écrits en latin.Pas en catalan,langue habituellement utilisée dans la ville de Lérida à cette époque, ni en espagnol ,mais bien en latin ! un latin superbe,écrit en général avec une écriture soignée ( ce n’est pas toujours le cas),et totalement incompréhensible pour mon client qui,bien que pas né de la dernière pluie et ayant connu le latin de messe,ne pouvait rien comprendre aux documents.

Si vous ,lecteur,pensez qu’il n’est pas nécessaire et utile d’avoir recours à un généalogiste professionnel et à ses collaborateurs (s’il en a),puisse cet article vous convaincre du contraire.

Problème de datation dans un acte de sépulture

J’avais demandé l’acte de sépulture d’une personne décédée en 1897 .
Le curé de l’époque avait précisé que la défunte était décédée à l’âge de 90 ans et comme date de naissance il était indiqué « l’an 8 ? » ( avec un ?).

J’avais au départ compris que la défunte était née en l’an 8 du calendrier républicain.Mais sachant que l’an 8 correspond à 1800,grosso modo,il y aurait une erreur car la personne étant décédée en 1897 à l’âge de 90 ans ,cela fait une naissance approximative en 1807 et pas 1800.
J’ai ensuite pensé que le curé ,notant en 1897 (soit presque un siècle après la disparition du calendrier républicain) la sépulture d’une personne décédée , n’aurait pas noté comme année de naissance l’an 8 mais 1800. Quelle idée aurait-il eu de faire référence en 1897 au calendrier révolutionnaire ? d’autant qu’il s’agit d’un curé,et que lui et vous et moi savons ce que les révolutionnaires ont fait contre l’église et le clergé.
Enfin,j’ai vérifié : l’an 8 du calendrier révolutionnaire s’écrit An VIII , avec une majuscule à An et VIII en chiffres romains.

L’erreur que j’ai commise au départ est de ne pas avoir compris que le curé parlait de l’an 8 du siècle dans lequel il vivait ,et que donc « an 8 » équivalait à 1808. Et « an 8 ? », avec un point d’interrogation à la fin ,indiquait que le curé n’était pas certain de l’année de naissance.

 

Un généalogiste familial professionnel peut-il se tromper ?

Un généalogiste familial peut-il se tromper ? voici la question qu’un client m’a posée.
La réponse que je lui ai adressée est la fameuse locution latine : errare humanum est. Si vous n’avez pas fait de latin,je vous la traduis : l’erreur est humaine .
Et oui, tout être humain est susceptible de se tromper . N’importe qui peut se tromper,c’est comme ça.
Donc un généalogiste familial professionnel peut se tromper, tout comme vous cher lecteur .
En ce qui me concerne, je ferai tout ce que je peux  pour ne pas me tromper ,ce sera un honneur pour moi de tout faire pour satisfaire au mieux votre demande généalogique . 

Publié dans:pour l'Algérie française, pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 27 janvier, 2012 |Commentaires fermés
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