Archive pour la catégorie 'pour la région Rhône-Alpes'

Un blason des années 1680

Une personne m’a contacté car elle recherche le blason d’une branche de sa famille ,originaire de Melilla ( Espagne ) et dont la présence en ce lieu vers 1680 est avérée.

Cette personne est très exigente: elle veut des preuves irréfutables que le blason éventuellement trouvé était bel et bien sur les façades des maisons de ses ancêtres ,vers 1680 à Melilla,et si je n’ai pas de preuve aucun devis ne sera accepté par elle.
Cette demande me permet de faire deux commentaires  : tout d’abord,cette personne s’imagine que je vais entreprendre des recherches et que ,si je trouve des preuves irréfutables,alors elle me règlera les recherches.Avoir de telles exigences c’est ne pas respecter la profession de généalogiste professionnel,que l’on paie non pas pour des résultats mais pour des recherches ( à l’image du médecin,que vous payez pour vous soigner et pas pour vous guérir).Et un travail commandé à un généalogiste professionnel doit être intégralement payé,quels que soient les résultats ,car tout travail mérite salaire.Je ne vais donc pas entreprendre de recherches sans être payé,et ai demandé à la personne si elle aimerait travailler sans être payée et si elle accepterait que son patron ( à supposer qu’elle en ait un ) ne veuille pas la payer parce que ses résultats ne sont pas à la hauteur .A ce jour,je n’ai pas eu de réponse à ma question.
La deuxième remarque que je ferai est que les recherches en matière de blasons nobiliaires sont bien entendu possibles,on trouve d’ailleurs sur internet plusieurs sites où l’on vous propose de vous envoyer le blason de votre famille,sur papier parchemin ;mais cette personne se méfie à juste titre de ces sites qui ,selon elle, propose des blasons « pré-fabriqués  » mais n’apportent pas de preuves écrites irréfutables.Chercher ces preuves implique des recherches approfondies dans des archives très précises,il s’agit là d’un travail de généalogiste et d’historien qui peut être de longue haleine.

Si j’entreprenais les recherches prévues par un contrat entre cette personne et moi ( dix heures de travail ,par exemple ),je trouverais peut-être des preuves écrites ,et si malgré tous mes efforts elles n’étaient par exemple « que » des années 1750  la personne serait-elle satisfaite ?vue sa mentalité ,je ne pense pas.Et aurait-elle raison d’être insatisfaite qu’elles datent de 1750 et pas des années 1680 ? ma réponse est qu’elle aurait tort,car l’important pour le généalogiste professionnel est de respecter le contrat et de tout faire pour obtenir des résultats , et des preuves écrites de 1750 ce n’est pas rien !  

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 3 avril, 2011 |Commentaires fermés

Nord-africains en Isère dans les années 1940,1950,1960 et 1970.

Si vous êtes nord-africain(e) ou descendant(e) de nord-africains ,et que le département de l’Isère vous a accueilli(e) dans les années 1940, 1950 ,1960 ou 1970,sachez que l’on trouve aux Archives départementales de nombreuses archives.

Faisant des recherches pour une personne dont la famille et le père harki furent accueillis en 1962 en Isère ,j’en ai profité pour consulter quantité de documents relatifs aux immigrés Nord-africains ,dont la plupart étaient de l’Algérie : statistiques , recensements avec listes nominatives (et dates et lieux de naissance ), baraquements , délits et condamnations , documents secrets à l’époque où il est question des activités du F.L.N.,conditions d’existence,état d’esprit ,moyens d’existence,étudiants et intellectuels,assistance ,bidonvilles,foyers etc
J’ai par exemple découvert qu’en 1949 il y avait 3000 travailleurs Nord-africains en Isère,et que beaucoup d’entre eux étaient hébergés dans l’asile de nuit de la ville de Grenoble,dans la rue Le Châtelier, ou qu’en 1952 beaucoup étaient dans la caserne Bizanet , caserne dont j’ignorais l’existence et qui fut détruite en 1957. 

Si vous avez besoin de renseignements et de recherches approfondies ,je suis à votre disposition.

Publié dans:pour l'Algérie française, pour la région Rhône-Alpes |on 22 mars, 2011 |Commentaires fermés

Actes de décès et de sépultures

Si j’en juge à l’attitude générale de mes clients ,les actes de décès et sépultures sont trop souvent délaissés par les généalogistes amateurs au profit des actes de baptêmes , naissances ou mariages. Peut-être par ce qu’ils considèrent que ces derniers sont plus informatifs quant aux ancêtres ,et permettent donc davantage de remonter dans le temps.Cela est encore plus flagrant pour ceux qui font des recherches en Espagne , car il est vrai que la plupart du temps les actes de baptêmes et de naissances espagnols indiquent l’identité des parents et des grands-parents,et leurs lieux de naissance ,ce qui permet de découvrir quatre nouveaux ancêtres ( les parents étant déjà connus,en général).

Moi ,je vous déconseille de négliger les actes de décès et les sépultures car ils peuvent apporter de précieuses informations insoupçonnées sur votre ancêtre : l’existence d’un testament ( lequel, s’il est recherché ,peut par exemple vous apprendre qu’il s’est marié plusieurs fois ) ,ou le fait qu’il n’a pu rédiger de testament car il était pauvre,ou le nombre total d’enfants qu’il a eus ( avec leurs prénoms ,âges ,et l’identité de leurs éventuels conjoints ) ,ou la nature du décès (maladie ,mort naturelle etc ),ou si son conjoint était encore vivant le jour du décès ( ce qui peut être bien utile si justement vous ignorez quand il est décédé et voulez chercher ses dates et lieu de décès ).

J’ai même pu,grâce à un acte de décès d’un ancêtre espagnol de mon client ,découvrir que l’un des enfants du défunt était allé s’installer au Mexique,prouvant ainsi que la légende familiale selon laquelle il y avait un « oncle d’Amérique » parmi ses aïeux était vraie.   

Le viatique

Le  viatique est l’eucharistie donnée à un mourant : celui-ci ouvre la bouche et le curé lui donne l’hostie.

Les recherches généalogiques permettent parfois de découvrir des détails peu communs .C’est ainsi qu’en cherchant l’acte de sépulture d’une ancêtre à un client, je l’ai trouvé en 1801 et ai appris que la mourante n’avait pu recevoir le viatique car « elle ne put séparer les dents ».
Peut-être souffrait-elle de paralysie ? probablement d’une grave maladie pusiqu’elle décéda à l’âge de trente-quatre ans.
En tout cas ,impossible pour elle de recevoir le viatique.

Certes ,l’information concernant le viatique n’apporte pas d’information sur les ancêtres de la mourante ,mais elle permet d’imaginer la scène , ce qui au client peut paraître important et intéressant.

De la patience en généalogie

J’ai reçu un mail le 8 mars 2011 de la part des archives de Mallorca (Espagne ) me disant que ,en réponse à mon courrier ,l’acte notarié de 1241 dont je demandais copie n’existait pas car le document le plus ancien qu’ils avaient était de 1282.

Je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait, même l’année 1241 ne me disait rien.
J’ai donc fait une recherche de cette demande que j’avais faite (selon mon correspondant) , et ai retrouvé mon mail en date du 20 août 2010.Soit plus de six mois avant !
C’était tellement loin,il s’était passé tellement de choses depuis que je n’avais plus aucun souvenir de ma demande.
J’ignore ce qui s’est passé en six mois et qui puisse expliquer un tel retard dans la réponse , si je le demandais peut-être me répondrait-on mais il me faudrait alors sûrement attendre à nouveau six mois pour avoir la réponse ,je me suis donc abstenu.

J’ai écrit ce petit article pour illustrer un aspect important des recherches généalogiques ,parfois difficilement accepté par les généalogistes ,celui de la patience qu’il faut parfois avoir pour obtenir une réponse .
 

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