Archive pour la catégorie 'pour la région Rhône-Alpes'

Généalogistes professionnels gratuits !?

Grâce à la fonction « gérer »de mon site ,je peux voir comment les internautes sont arrivés sur celui-ci et quelles ont été leurs recherches sur Internet.C’est très intéressant pour le professionnel que je suis,car ça me permet de savoir quels sont les besoins généalogiques des internautes,leurs motivations et sujets d’interrogations,et d’écrire par la suite sur mon site des articles (voir à droite « mes réflexions généalogiques et historiques »).

Quelle n’a pas été ma stupéfaction récemment quand j’ai découvert que quelqu’un était arrivé sur mon site en  pianotant  l’expression  « généalogistes professionnels gratuits « .Je n’en croyais pas mes yeux ,et pourtant..quelqu’un avait fait une recherche sur Internet en espérant y trouver un généalogiste professionnel gratuit,voir même des généalogistes professionnels gratuits (au pluriel !).La personne devait probablement croire que,parce qu’il s’agit de généalogie et pas d’une voiture ou d’un canapé,il pouvait espérer trouver un généalogiste professionnel susceptible de l’aider sans avoir à débourser un centime d’euro.
Je me permets de rappeler aux rares personnes ,j’ose l’espérer,qui recherchent un généalogiste professionnel gratuit qu’un généalogiste professionnel,comme son nom l’indique,est quelqu’un qui travaille pour gagner sa vie afin de payer son essence,son appartement,les affaires pour ses enfants , les charges versées à l’état , un canapé si besoin etc.
La personne qui recherche un généalogiste professionnel gratuit connaît-elle beaucoup de gens ( à commencer par elle ) qui accepteraient d’exercer gratuitement leurs professions ?

Conclusion : de même qu’il faut payer pour avoir une voiture ou un canapé,il faut aussi le faire pour bénéficier de l’aide d’un généalogiste professionnel.

Publié dans:pour l'Algérie française, pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 24 septembre, 2011 |Commentaires fermés

De quoi est mort votre ancêtre ?

Quelques rares clients m’ont demandé de faire des recherches afin de découvrir de quoi était décédé un ancêtre ou un membre de la famille.

Il est très difficile (et souvent impossible) de savoir si votre ancêtre est décédé de mort naturelle,sans souffrance ou le contraire,d’épidémie ,de maladie grave etc surtout s’il s’agit d’une période ancienne.
Je dis bien très difficile – si j’en juge aux nombreuses recherches que j’ai pu effectuer jusqu’à présent pour mes clients et,par curiosité, concernant mes propres ancêtres – ,mais pas impossible.
J’ai par exemple pu prouver que le grand oncle d’un client était décédé en 1922 « des suites de ses campagnes militaires »,alors que sa famille lui avait toujours donné une autre version.

Si vous souhaitez avoir des informations sur la mort d’un ancêtre,les recherches seront menées dans des archives très précises méconnues par l’immense majorité du grand public . Lesquelles ,à votre avis ?

Des archivistes pas totalement crédibles

Je viens de finir des recherches pour un client dont l’ancêtre était né de manière certaine en 1836 dans une ville du sud-est de l’Espagne.
Ce client m’avait assuré être allé aux archives municipales de la dite ville,avoir interrogé les archivistes et même le personnel de l’office du tourisme,tous lui avaient affirmé de manière catégorique que les archives catholiques avaient dans leur quasi totalité brûlé pendant la guerre civile espagnole et que mon client ne pouvait espérer obtenir l’acte de baptême de son aïeul.

J’ai personnellement mené des recherches et ai trouvé l’acte de baptême de l’ancêtre de mon client , et en ai pris une magnifique photo (car seule la preuve compte en généalogie profesionnelle).Et aussi incroyable que cela puisse paraître,j’ai trouvé l’acte aux archives municipales de la ville ! autrement dit,les archivistes ne savaient même pas que certaines archives ,concernant entre autres l’année 1836 ,se trouvaient sur leur lieu de travail.
Et il est d’autre part tout à fait anormal de trouver un acte de baptême dans des archives municipales,car il devrait se trouver aux archives paroissiales ou dans un lieu appartenant au clergé.

Je vous le dis : la généalogie professionnelle,c’est fouiller,vérifier,creuser,et ne jamais prendre pour argent comptant ce que l’on vous dit.Même un archiviste ,à priori spécialiste des archives qu’il protège  ,peut se tromper .

Réfugiés espagnols à Grenoble et en Isère

Quand on dit « réfugiés espagnols « , on pense la plupart du temps à ces centaines de milliers d’espagnols qui,fuyant la guerre civile,se sont réfugiés en France à la fin des années 1930,et on pense souvent aux camps d’Argelès, Rivesaltes etc dans le département 66.

Il faut savoir que d’autres départements  français ont accueilli des réfugiés espagnols,même s’il s’agit la plupart du temps de quelques milliers.
Un client espagnol m’a demandé de faire des recherches concernant sa mère et sa grand-mère qui furent accueillies à Grenoble en février 1939.Quelques souvenirs de sa maman,une carte postale envoyée par le grand-père ( interné dans le sud de la France) à la grand-mère ,très peu d’informations au départ.
J’ai donc consulté toutes les archives concernant les réfugiés à Grenoble et ,même si je n’ai pas trouvé de listes nominatives sur cette ville prouvant la présence des ancêtres de mon client dans le camp ,j’ai tout de même consulté et numérisé de nombreux documents relatifs aux conditions de vie des réfugiés,aux difficultés rencontrées (épidémies,promiscuité,hygiène catastrophique au départ etc), et découvert quelques informations personnelles sur certaines réfugiées ,de rares photos ,de nombreux rapports et documents administratifs (du préfet,des hôpitaux,de la gendarmerie etc),des articles de presse de l’époque ,des recensements numériques etc
J’ai par la suite consulté les archives des autres camps de l’Isère ,qui ont eux aussi accueilli quelques centaines de réfugiés jusqu’au déclenchement de la guerre en septembre 1939.

Grâce à mes investigations,mon client a pu tout à fait imaginer le séjour de quelques mois de ses ancêtres à Grenoble,une vraie joie pour lui.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 16 avril, 2011 |Commentaires fermés

Un blason des années 1680

Une personne m’a contacté car elle recherche le blason d’une branche de sa famille ,originaire de Melilla ( Espagne ) et dont la présence en ce lieu vers 1680 est avérée.

Cette personne est très exigente: elle veut des preuves irréfutables que le blason éventuellement trouvé était bel et bien sur les façades des maisons de ses ancêtres ,vers 1680 à Melilla,et si je n’ai pas de preuve aucun devis ne sera accepté par elle.
Cette demande me permet de faire deux commentaires  : tout d’abord,cette personne s’imagine que je vais entreprendre des recherches et que ,si je trouve des preuves irréfutables,alors elle me règlera les recherches.Avoir de telles exigences c’est ne pas respecter la profession de généalogiste professionnel,que l’on paie non pas pour des résultats mais pour des recherches ( à l’image du médecin,que vous payez pour vous soigner et pas pour vous guérir).Et un travail commandé à un généalogiste professionnel doit être intégralement payé,quels que soient les résultats ,car tout travail mérite salaire.Je ne vais donc pas entreprendre de recherches sans être payé,et ai demandé à la personne si elle aimerait travailler sans être payée et si elle accepterait que son patron ( à supposer qu’elle en ait un ) ne veuille pas la payer parce que ses résultats ne sont pas à la hauteur .A ce jour,je n’ai pas eu de réponse à ma question.
La deuxième remarque que je ferai est que les recherches en matière de blasons nobiliaires sont bien entendu possibles,on trouve d’ailleurs sur internet plusieurs sites où l’on vous propose de vous envoyer le blason de votre famille,sur papier parchemin ;mais cette personne se méfie à juste titre de ces sites qui ,selon elle, propose des blasons « pré-fabriqués  » mais n’apportent pas de preuves écrites irréfutables.Chercher ces preuves implique des recherches approfondies dans des archives très précises,il s’agit là d’un travail de généalogiste et d’historien qui peut être de longue haleine.

Si j’entreprenais les recherches prévues par un contrat entre cette personne et moi ( dix heures de travail ,par exemple ),je trouverais peut-être des preuves écrites ,et si malgré tous mes efforts elles n’étaient par exemple « que » des années 1750  la personne serait-elle satisfaite ?vue sa mentalité ,je ne pense pas.Et aurait-elle raison d’être insatisfaite qu’elles datent de 1750 et pas des années 1680 ? ma réponse est qu’elle aurait tort,car l’important pour le généalogiste professionnel est de respecter le contrat et de tout faire pour obtenir des résultats , et des preuves écrites de 1750 ce n’est pas rien !  

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 3 avril, 2011 |Commentaires fermés
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