Archive pour la catégorie 'MES REFLEXIONS GENEALOGIQUES ET HISTORIQUES'

Certificat d’études primaires élémentaires en Algérie française

Etre généalogiste professionnel c’est faire et faire encore des recherches ,souvent récompensées par la découverte de fabuleux documents historiques.Parfois aussi,ces documents me sont adressés par les clients sans que je n’aie donc à les chercher .

Ce fut le cas ce jour où mon client m’adressa un document rare,originaire de l’Algérie française.Il s’agissait de la photo numérisée du certificat d’études primaires élémentaires de sa maman,alors qu’elle avait 14 ans,et délivré en juin 1960 par l’inspecteur d’Académie de la région d’Oran.
Rare parce que ,le temps passant et à cause des évènements et des aléas de la vie,beaucoup de documents familiaux ou publics sont à jamais perdus . Rare aussi parce que peu d’arabes furent scolarisés dans les écoles publiques de l’Algérie française.
Mon client,d’origine algérienne, était  heureux de posséder ce document parfaitement conservé et je fus moi-même ravi de découvrir ce certificat car il s’agit d’un véritable document historique et constitue un témoignage d’une époque assez lointaine maintenant. 

Un petit cadeau ,je vous propose cette courte vidéo de 1956 trouvée sur le site de l’I.N.A. (institut national de l’audiovisuel) : http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/CAF94072991/l-examen-du-certificat-d-etudes-en-algerie.fr.html

Publié dans:pour l'Algérie française |on 17 septembre, 2011 |Commentaires fermés

De quoi est mort votre ancêtre ?

Quelques rares clients m’ont demandé de faire des recherches afin de découvrir de quoi était décédé un ancêtre ou un membre de la famille.

Il est très difficile (et souvent impossible) de savoir si votre ancêtre est décédé de mort naturelle,sans souffrance ou le contraire,d’épidémie ,de maladie grave etc surtout s’il s’agit d’une période ancienne.
Je dis bien très difficile – si j’en juge aux nombreuses recherches que j’ai pu effectuer jusqu’à présent pour mes clients et,par curiosité, concernant mes propres ancêtres – ,mais pas impossible.
J’ai par exemple pu prouver que le grand oncle d’un client était décédé en 1922 « des suites de ses campagnes militaires »,alors que sa famille lui avait toujours donné une autre version.

Si vous souhaitez avoir des informations sur la mort d’un ancêtre,les recherches seront menées dans des archives très précises méconnues par l’immense majorité du grand public . Lesquelles ,à votre avis ?

Une solution,peut-être :les actes notariés.

J’ai récemment fait des recherches pour un client dont les ancêtres espagnols étaient d’un village du sud de l’Espagne.
Le curé de la paroisse n’autorisant personne à faire des investigations dans les registres catholiques, et toutes les autres archives susceptibles d’être intéressantes ayant brûlé pendant la guerre civile espagnole,j’ai proposé à mon client de tenter notre chance dans les archives notariales.

Le client n’était pas du tout emballé au départ,car il jugeait que nos chances d’obtenir des résultats étaient minces.J’étais personnellement convaincu du contraire,aussi m’a-t-il fait finalement confiance.
J’ai demandé à ma collaboratrice espagnole de faire des recherches dans les actes notariés , ce qui a été avantageux pour mon client puisqu’elle habite à quelques kilomètres des archives .Pas de frais de déplacement,si j’avais fait le voyage il aurait dû payer quelques centaines d’euros (péages,essence ,temps de conduite et nuit à l’hôtel).
Mais surtout,les recherches ont abouti puisque la soeur de l’ancêtre de mon client avait vendu en 1875,avant de quitter l’Espagne pour l’Algérie française,la maison familiale.C’est l’acte de vente qui a été trouvé,lequel renferme quelques précieuses informations généalogiques tant espérées par mon client ,entre autres l’identité des parents de l’ancêtre de mon client,l’adresse ou vivait la famille et quelques liens familiaux entre personnes jusqu’alors inconnues (cousins ,belles familles etc).

En résumé,une prestation professionnelle de qualité ,justifiée ,et qui bien que risquée a donné des résultats.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 27 juillet, 2011 |Commentaires fermés

Des archivistes pas totalement crédibles

Je viens de finir des recherches pour un client dont l’ancêtre était né de manière certaine en 1836 dans une ville du sud-est de l’Espagne.
Ce client m’avait assuré être allé aux archives municipales de la dite ville,avoir interrogé les archivistes et même le personnel de l’office du tourisme,tous lui avaient affirmé de manière catégorique que les archives catholiques avaient dans leur quasi totalité brûlé pendant la guerre civile espagnole et que mon client ne pouvait espérer obtenir l’acte de baptême de son aïeul.

J’ai personnellement mené des recherches et ai trouvé l’acte de baptême de l’ancêtre de mon client , et en ai pris une magnifique photo (car seule la preuve compte en généalogie profesionnelle).Et aussi incroyable que cela puisse paraître,j’ai trouvé l’acte aux archives municipales de la ville ! autrement dit,les archivistes ne savaient même pas que certaines archives ,concernant entre autres l’année 1836 ,se trouvaient sur leur lieu de travail.
Et il est d’autre part tout à fait anormal de trouver un acte de baptême dans des archives municipales,car il devrait se trouver aux archives paroissiales ou dans un lieu appartenant au clergé.

Je vous le dis : la généalogie professionnelle,c’est fouiller,vérifier,creuser,et ne jamais prendre pour argent comptant ce que l’on vous dit.Même un archiviste ,à priori spécialiste des archives qu’il protège  ,peut se tromper .

Curé,marié ,un enfant !!

Et oui,vous ne rêvez pas ,je suis tombé sur un dossier en noblesse espagnol au nom du fils d’un certain Gabriel de la Puente.Ce dernier était curé.

Tout d’abord,difficile de le croire et pourtant la personne se déclare fils du curé d’Arredondo,village du nord de l’Espagne,en Cantabrie.
Le fils a demandé devant les tribunaux que soit reconnue sa noblesse,et pour cela il a dû la prouver par filiation et mentionner ses parents et grands-parents hidalgos.La demande ,faite une première fois en 1775,n’a pas été acceptée.Le motif n’est pas précisé,mais on peut s’étonner que le fils d’un curé,lequel normalement ne devrait pas pouvoir se marier et avoir d’enfant,fasse une demande pour être reconnu noble de sang.
La justice de l’époque devait être particulière puisqu’une deuxième demande de l’intéressé,en 1795,fut acceptée.

Le dossier contient d’autres détails troublants : le fils a été reconnu par son curé de père en 1773,ce qui semble peu probable car d’après les informations du dossier le curé avait en 1773 quatre-vingt douze ans.N’est-ce pas tardif pour reconnaître son enfant ? et quelle morale devait avoir ce curé pour attendre si longtemps ? les renseignements sont probablement tous inexacts.
Autre information impossible : le curé était marié à une certaine Manuela García Diego.Impossible d’imaginer le mariage à l’église d’un curé,puisque cela n’était pas possible et d’autre part la date du mariage n’est pas indiquée.Comment le curé pouvait-il ne pas connaître sa propre date de mariage alors qu’il était habitué à célébrer des mariages ,qu’il avait accès personnellement et tout le temps aux registres et qu’il pouvait sans problème,en cas d’oubli,y chercher la date de son mariage à Arredondo (car s’il s’était marié,on peut penser que ce fut à Arredondo) ? 
Autre invraissemblance : comment un tribunal de l’époque, alors qu’il était exigé que le déclarant apporte les preuves de sa noblesse,a-t-il pu reconnaître noble un fils de curé ( alors qu’un curé ne peut avoir d’enfant ) et qui plus est signaler une telle situation familiale dans sa décision écrite ?

En résumé , toujours bien vérifier les informations généalogiques contenues dans un document,même très officiel et digne de foi comme le sont en général les dossiers en noblesse.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 16 mai, 2011 |Commentaires fermés
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