Archive pour août, 2009

Mes interlocuteurs en Espagne et en Algérie

Généalogistes professionnels,historiens/ennes,directeurs/trices d’archives départementales,responsables d’archives municipales, responsables d’archives diocésaines,curés,ambassades et consulats etc
Voici le genre de personnes et d’institutions que j’ai eu à contacter en Espagne depuis que je suis professionnel,et qui m’ont aidé (pour la plupart ) dans les recherches que m’avaient confiées mes clients.

Certes,on n’est jamais mieux servi que par soi-même,et l’idéal est d’aller sur place en Espagne pour faire les recherches.
Mais pourquoi proposer à un client potentiel un devis astronomique (voyages ,repas et frais d’hôtel inclus) alors qu’il y a la possibilité d’être aidé sur place ?
Et si j’étais spécialiste des recherches en Australie,ou en Chine,vous proposerais-je de m’y rendre afin de vous aider?
Sous prétexte que je suis professionnel,serait-il normal que je vous dise que ma présence sur place est indispensable ?
Je pense que le professionnel que je suis doit tout faire pour aider la personne qui le contacte,mais que je dois aussi tout faire pour trouver sur place des interlocuteurs susceptibles de m’aider.
Sinon,je réserverais mes services uniquement aux gens fortunés qui pourraient me payer tous les frais suscités (au passage,  j’habite tout de même à 450 km de la frontière ! ), et cela je le refuse.
J’ai décidé d’aider tout le monde,et pas seulement ceux qui en un devis et à eux seuls pourraient me payer l’équivalent de ce que je gagnais en un mois quand j’étais professeur d’espagnol.

Si je n’arrive pas seul à rendre service à mon client et si je ne trouve pas d’interlocuteur sur place pour m’aider,et bien peut-être alors envisagerai -je un jour,si on me le demande et si je suis certain d’avoir l’autorisation des autorités pour y faire les recherches,d’aller en Espagne .
Mais cela sera sûrement avec le regret de devoir en arriver là.

Quant à l’Algérie,mes interlocuteurs sur place sont essentiellement des responsables d’archives,des présidents d’APC (de mairies), des walis responsables de wilayas,les diocèses,les ambassades et consulats.
Aller en Algérie pour faire des recherches ? pour les mêmes motifs évoqués ci-dessus, et quelques autres,je ne m’y rendrai pas non plus pour l’instant.

Publié dans:pour l'Algérie française, pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 29 août, 2009 |Commentaires fermés

De l’importance de donner tous les renseignements au généalogiste professionnel

Depuis que je suis généalogiste professionnel,j’ai constaté que quelques uns de mes clients (peu,heureusement )m’avaient demandé de faire des recherches et ne m’avaient pas donné toutes les informations dont ils disposaient.

Je pense par exemple à ce monsieur qui me disait ne rien savoir sur ses grands-parents,rien du tout,et qui quelques jours après m’envoyait l’acte de décès de son père qui indiquait l’identité des parents de celui-ci.
Un généalogiste professionnel est quelqu’un qui va bien entendu s’intéresser de près à la famille du client,et il est donc compréhensible que certains ne veuillent pas trop en dire au départ,ou aient des secrets de famille qu’ils ne veulent pas dévoiler tout de suite,ou ne veuillent pas que les renseignements qu’ils donnent soient un jour rendus publics etc
Et il y a ceux qui simplement oublient de donner tel renseignement.
Je voudrais rappeler que le généalogiste professionnel est tenu au secret professionnel,et qu’il ne donnera les informations qu’on lui donne qu’aux organismes ,institutions etc auxquels il doit s’adresser pour progresser dans les recherches.Il y est bien obligé.
En outre,le temps que consacrera le professionnel à trouver des renseignements que le client possède déjà sera du temps payé par le client pour rien.

Pour conclure,si vous vous adressez à moi pour vos recherches,je vous demanderais de me dire tout ce que vous savez,y compris les petits détails qui peuvent vous sembler sans importance et qui peuvent s’avérer capitaux.

 

Un acte de naissance (ou de baptême ) est-il une preuve ?

Un client m’avait fourni tous les renseignements et documents qu’une association de bénévoles lui avait trouvés concernant ses   ancêtres ,et m’avait contacté car il était bloqué.
Si l’on regardait l’arbre généalogique ainsi obtenu par les amateurs,tout semblait limpide,logique,et l’on pouvait ma foi s’en contenter tant le tout paraissait irréfutable.

En étudiant d’un peu plus près les renseignements,je fis une petite recherche concernant un ancêtre car quelques dates me paraissaient légèrement improbables :l’acte de naissance indiquait bien entendu ses nom et prénom,mais je découvris qu’il portait les mêmes qu’une autre personne, née à quelques années d’intervalle dans le même secteur. 
Quel était donc l’ancêtre de mon client ?celui trouvé par les amateurs ,ou le mien?
Après quelques recherches dans certaines archives (que les amateurs ne consultent presque jamais,d’ailleurs ),je découvris que l’ancêtre de mon client était celui que j’avais trouvé ,et pas un autre!
C’était toute une partie de son arbre qui n’était plus la sienne,et tout un travail à refaire,de bon coeur bien entendu.
 
Un acte de naissance (ou de baptême ) seul n’est donc pas forcément une preuve,le professionnel s’en souvient à coup sûr.
 

Généalogie et patronymes espagnols

Depuis quelques semaines,je fais des recherches généalogiques pour un client espagnol dont les ancêtres sont de Arredondo (Cantabrie).
Comme il m’a donné des dizaines de personnes à rechercher,sur plus de trois siècles,j’ai commandé les microfilms des Mormons pour pouvoir tranquillement faire les investigations.

Comme vous le savez sûrement,une personne espagnole porte le nom de son père suivi de celui de sa mère:par exemple,le poète Federico Garcia Lorca s’appelle comme ça parce que son père s’appelait Garcia et sa mère Lorca.
En consultant les bobines,j’ai vérifié que cette coutume est presque toujours respectée  mais j’ai constaté que le curé notait parfois les  patronymes de façon inexacte,probablement à cause du fait que les personnes qui lui donnaient les patronymes de chaque ancêtre (au moment d’enregistrer les baptêmes,mariages etc) lui en donnaient tant  qu’il en arrivait à tout confondre .
Peut-être aussi que les paroissiens eux-mêmes se trompaient en donnant les informations.
Il faut aussi prendre en compte ceci : jusqu’à la création de l’état civil en Espagne en 1871 ,l’ordre des patronymes n’était pas forcément d’abord celui du père,suivi de celui de la mère. Il est vrai qu’en général le nom parternel était utilisé en premier, mais dans la pratique il pouvait y avoir beaucoup d’exceptions,selon les coutumes ,les régions ,les époques, l’intérêt para rapport aux héritages  ou une décision personnelle: on pouvait,par exemple,utiliser uniquement le nom de la mère  -particulièrement chez les filles ,mais pas seulement- ou d’une grand-mère maternelle,ou mettre d’abord le nom de la mère suivi de celui du père ,ou créer un nom composé.

Ce qui complique considérablement les recherches et implique des vérifications multiples afin de découvrir quel est le nom exact du père et de la mère de chaque individu.

Sachez donc que ce problème de la transcription des patronymes espagnols existe ,souvent dans les registres de catholicité et beaucoup moins dans ceux de l’état civil ,et qu’il vaut peut-être mieux confier ses recherches à un professionnel habitué à cette gymnastique , afin de ne pas récupérer un arbre truffé d’erreurs.

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 6 août, 2009 |Commentaires fermés

Groupe Blanc |
ManueandCo |
Lilas |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Jacquotte
| mellehachi
| Loic & Marie-Aude