Archive pour novembre, 2008

Un ancêtre bagnard

Si vous découvrez un jour que votre ancêtre fut condamné aux travaux forcés,ne croyez pas que vos recherches généalogiques le concernant vont devenir forcément compliquées.
         
En effet,si vous souhaitez en savoir davantage sur cet ancêtre,il est tout à fait possible de découvrir de précieuses informations aux archives départementales (archives judiciaires) ,aux A.N.O.M ou aux archives de la Marine:dans l’arrêt de sa condamnation au bagne,dans les archives relatives à toute la procédure (enquêtes,interrogatoires,procès,arrêts ) qui  a précédé sa condamnation, dans les registres d’écrous de la prison où il fut enfermé ,dans son dossier de bagnard etc
         
Je vous parle là d’investigations ,il faut le savoir,qui peuvent fournir des informations plus ou moins difficiles à lire en fonction du motif pour lequel votre ancêtre fut condamné au bagne.
  
                                                           
                                                                                            

Publié dans:pour l'Algérie française, pour la région Rhône-Alpes |on 23 novembre, 2008 |Commentaires fermés

Nos ancêtres pieds-noirs

L’Algérie a été française entre 1830 et 1962,période pendant laquelle se sont installés dans ce pays des centaines de milliers de français , et d’étrangers  ( espagnols ,italiens etc…)  dont beaucoup sont devenus eux-mêmes par la suite  français .
Quelle était la vie de mes ancêtres ,des vôtres peut-être lecteurs ?
Pour y répondre en partie , je vous propose aujourd’hui 
 la lecture du récit de la vie d’une pieds-noirs comme tant d’autres,certes,mais d’une dame qui a vécu 92 ans en Algérie,d’une lointaine cousine née en 1858 à Miliana et décédée en  1950 à Cap-Matifou.
Ce récit , écrit  par  son petit-fils Carlos Fuster ,est  un témoignage  de ce que fut l’Algérie française pour beaucoup de gens ( pieds-noirs et algériens ).Lisez-le tranquillement , il est magnifique :

« Ses parents étaient espagnols, émigrés (comme beaucoup de compatriotes) en Algérie,où ils pensaient gagner honorablement leur vie…c’étaient de rudes travailleurs:maçons,ouvriers agricoles,petits commerçants,jamais rebutés par la besogne.
La grand-mère GALBÈS (Marie-Madeleine, épouse FUSTER) eut onze enfants.Elle en perdit deux ou trois en très bas âge,ce qui était fréquent à l’époque.Jacques,Pierre,Louis,Gabriel,Jean,Marie,Joséphine, Rosine arrivèrent à l’âge adulte.
Marie – Madeleine était femme de ménage à Miliana(4 km de la maison):elle lavait le linge des pensionnaires de l’Ecole Normale d’institutrices,dans des conditions d’inconfort dont elle ne s’est jamais plainte.
Les filles aînées s’occupaient des plus jeunes pendant qu’elle travaillait.
Pour chaque accouchement,elle s’arrêtait trois semaines (maximum).
Elle avait un caractère très ferme et énergique,ne s’attendrissait jamais malgré les décès de Jacques(guerre de 14),Marie(20 ans,tiphoïde),Gabriel (39 ans) et son petit-fils Pierrot(24 ans).
Profondément croyante,elle allait à la messe tous les matins jusqu’à  plus de 80 ans: 4 km jusqu’au village,malgré la neige et les températures très basses (900 m).Ses garçons étaient enfants de choeur jusqu’à au moins 15 ans.
Sa piété l’a aidée à tenir le coup,à la suite de ses nombreux chagrins et difficultés.Elle disait: »c’est la volonté de Dieu  » ,et continuait à prier.
Toujours vêtue de noir,été comme hiver,à la mode espagnole,elle portait une ample jupe allant jusqu’aux chevilles,une sorte de casaque à manches longues,un fichu cachant les cheveux et noué sous le menton.En hiver,elle ajoutait une grande cape noire.
Jusqu’à un âge avancé,elle allait tirer l’eau du puits et revenait à la maison avec un ou deux seaux remplis à ras bord.A 70 ans bien sonnés,elle n’hésitait pas à piocher dans la vigne,à surveiller l’arrosage nocturne des légumes et fruits,grâce à un système de canaux et écluses.
A la mort de mon père(décédé dans un accident à 39 ans),elle vint voir ma mère qui pleurait,et lui dit: »mets-toi au travail,remplace ton mari et pense aux enfants..les larmes ne mènent à rien ».Maman m’a souvent dit qu’elle l’avait stimulée.
Elle avait de la tension,et faillit mourir plusieurs fois,après  des malaises dans le jardin (22/23 de tension).Le seul remède à l’époque consistait à placer des sangsues sur le corps de la malade.Il faut croire que le remède était efficace  ,car elle vécut jusqu’à 92 ans.
Vers 88 ans,malgré toute sa volonté,elle ne put plus rester seule dans sa maison inconfortable.
Elle demeura un certain temps chez sa fille Rosine.Mais elle ne s’y sentait pas bien (et n’aimait pas son gendre).
Finalement,elle partit chez sa fille Joséphine,près d’Alger,au bord de la mer ,qu’elle avait vue pour la première fois à 75 ans ! Sa fille et son gendre l’entourèrent de beaucoup de gentillesse et de soins.
Elle fut enterrée dans son caveau à Miliana,accompagnée en voiture par le vieux curé qui était son ami depuis 50 ans.
C’était la fin d’une vie de dur labeur,de chagrins,mais aussi de courage et de dévouement familial. »

Carlos Fuster. 

Publié dans:pour l'Algérie française |on 20 novembre, 2008 |Commentaires fermés

Recherches en Espagne.

Je voudrais m’adresser à vous tous qui recherchez vos ancêtres en Espagne .Pendant des années sur Internet , j’ai donné des conseils à ceux qui m’en demandaient , tant ils étaient désemparés et bloqués  , et pour cause: souvent il s’avéra qu’ils s’adressaient  à la mauvaise église , ou à une église alors qu’il faut le faire à une mairie, ou à un évêché au lieu d’un Registre civil , ou vice versa.Et ce  sont des courriers envoyés avec espoir , écrits des fois dans  un espagnol très approximatif, qui restent parfois  sans réponse , ou qui n’ont peut-être même pas été lus par leurs  destinataires.Ce sont des semaines  voir des mois à attendre , pour une réponse peut-être négative  ( alors qu’en téléphonant, vous auriez tout de suite été fixés ) ou dans laquelle on vous demande des renseignements (dont vous ne saviez pas qu’il fallait les donner ).Ou encore combien de personnes sont scandalisées,à juste titre , de ne  pas recevoir de réponse d’un curé , auquel pourtant elles avaient adressé un petit billet de 10  euros avec la demande , en plus du fameux ” coupon – réponse international”  ( la plupart du temps inutile , d’ailleurs ).
         
Face à ce constat, je pense que l’aide d’un généalogiste spécialiste de l’Espagne trouve toute sa raison d’être , car mieux vaut éviter de  se lancer dans des démarches personnelles hasardeuses réalisées trop souvent en pure perte de temps , de patience et d’argent.
Je peux entreprendre pour vous toutes les démarches par téléphone , mails et courrier  postal, car l’interlocuteur espagnol vous aidera d’autant plus volontiers qu’il ne perdra  pas de temps à essayer de  comprendre ce qu’on lui demande.
         
Pour votre information, je vous signale que le généalogiste familial est tenu à une obligation de moyens (il doit mettre tout en oeuvre  pour vous aider ), et non de résultats : en effet, comment pourrait-il obtenir ce qui peut-être n’existe pas ,ou qu’on ne veut pas lui donner ?

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 10 novembre, 2008 |Commentaires fermés

Réfugiés espagnols ou d’autres nationalités dans les camps de la région Rhône-Alpes

Si vos ancêtres ont séjourné dans les camps de réfugiés de la région Rhône-Alpes,peut-être pensez-vous qu’il n’y a plus de documents de cette époque ? il n’en est rien.
         
J’ai récemment fait des recherches aux Archives départementales de l’Ardèche pour une cliente dont les ancêtres avaient séjourné dans les camps de Chomérac et Largentière,en Ardèche.J’ai consulté beaucoup de documents relatifs à l’ arrivée ,au séjour et au départ des réfugiés (essentiellement espagnols,et des deux camps:nationalistes et républicains).Les archives des camps étaient fort intéressantes et détaillées,j’y ai même trouvé quelques photos et des listes nominatives parmi lesquelles peut-être se trouvent des membres de votre famille.
         
Alors si vous êtes concerné/e par cet article,sachez que je pourrai vous aider.

                                                                           

 

 

 

 

                                                                                              

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine, pour la région Rhône-Alpes |on 9 novembre, 2008 |Commentaires fermés

Le cadastre de Ensenada

A partir de 1749 ,et pendant quelques années ,a été réalisée  dans les 15.000 lieux que comptait la Couronne de Castille  une vérification minutieuse à grande échelle de leurs habitants , propriétés foncières,édifices, bétails,métiers,revenus, et même leurs caractéristiques géographiques.Ce cadastre a été ordonné par le roi Ferdinand VI sur proposition de son ministre le marquis de Ensenada,et constitue une véritable photographie en temps réel d’une grosse partie de l’Espagne du milieu du 18 ème siècle.

Ce cadastre est intéressant car à l’époque furent posées aux représentants et dignitaires de chaque village recensé des questions d’ordre général ,et plus intéressant encore, les habitants répondirent aux questions qui leur furent posées et relatives à leurs états civils (âge,profession,enfants etc) et leurs biens. 
Avec les archives notariales,il s’agit là de sources archivistiques qui permettent de faire revivre vos ancêtres , et qui sont bien plus émouvantes que les simples actes de naissance ,mariage etc

Si donc vous voulez avoir des renseignements d’ordre général ou individuel sur vos ancêtres vers 1750 ,je ne peux que vous conseiller d’envisager des recherches relatives au cadastre de Ensenada.
 

Publié dans:pour l'Espagne et l'Amérique latine |on 3 novembre, 2008 |Commentaires fermés
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